Fiche 20 · La culpabilité silencieuse
La culpabilité silencieuse, c’est se reprocher intérieurement ce qui arrive, même quand on fait de son mieux. Elle se cache derrière des phrases comme : “J’aurais dû voir”, “Je n’en fais pas assez”, “Si je parle, je vais aggraver”. Cette culpabilité pousse souvent à deux extrêmes : surinvestir ou disparaître.
Repère : la culpabilité est parfois un signe d’amour. Mais elle ne doit pas devenir votre pilote.
Signes fréquents
- Vous vous excusez d’exister ou de poser une question.
- Vous minimisez ce que vous vivez : “ce n’est rien”.
- Vous portez seul, sans demander d’aide (voir Fiche 6).
- Vous ruminez après chaque échange.
- Vous avez peur d’être jugé : “mauvais proche”, “ingrat”, “contrôlant”.
Effets sur les décisions
Remettre de la nuance
- Revenir au tri : faits, inquiétudes, interprétations (voir Fiche 9).
- Remplacer “faute” par “contrainte” : qu’est-ce qui limitait vos choix à ce moment?
- Protéger un minimum réaliste : une action petite mais stable vaut mieux qu’un idéal impossible.
- Demander du soutien : ne pas porter seul n’est pas abandonner.
Repère : la culpabilité baisse souvent quand on transforme une accusation intérieure en demande concrète et limitée.
Mini-canevas (copier-coller)
- Ce que je me reproche : ____
- Ce que je contrôlais vraiment : ____
- Ce qui était une contrainte : ____
- La plus petite action stable que je peux faire : ____
Important
Cette fiche aide à reconnaître la culpabilité silencieuse pour éviter qu’elle mène à l’épuisement, au retrait ou à des décisions abruptes.