Fiche 9 · Distinguer faits, inquiétudes et interprétations
Quand l’information est partielle, le cerveau comble les vides. C’est normal. Le problème, c’est quand on présente une interprétation comme un fait : la discussion explose. Cette fiche propose un tri très simple, mais très efficace.
Repère : plus le tri est clair, plus vous devenez crédible et audible.
Le tri en 3 catégories
- Faits : observables, datés, vérifiables. Exemple : « Visite annulée le 12 octobre. »
- Inquiétudes : ce que vous craignez, et pourquoi. Exemple : « J’ai peur que le lien s’effrite. »
- Interprétations : votre lecture possible. Exemple : « On veut nous écarter. »
Astuce : une inquiétude peut être légitime même si l’interprétation est incertaine.
Exemple concret (très court)
- Fait : « Depuis 6 semaines, les appels sont rares et imprévisibles. »
- Inquiétude : « J’ai peur que la personne se sente seule et que le lien se fragilise. »
- Interprétation : « Peut-être que quelqu’un filtre l’accès. »
Ensuite : on formule une demande sur le factuel (ex. une modalité minimale), pas une accusation sur l’interprétation.
Mini-outil à remplir (10 lignes)
- Faits (dates, événements) :
- Inquiétudes (ce que je crains, pourquoi) :
- Interprétations (hypothèses, lectures possibles) :
- Demande simple (modalité claire et révisable) :
Comment l’utiliser sans accuser
- Commencer par les faits et la demande.
- Nommer l’inquiétude sans dramatiser.
- Garder l’interprétation comme hypothèse, pas comme verdict.
Important
Cette fiche propose un outil de clarté pour réduire l’escalade et revenir à des demandes simples.