Fiche 16 · Quand le silence devient une stratégie

Dans ces situations, le silence n’est pas toujours une absence de mots. Il peut devenir une façon de gérer la tension : éviter une discussion, retarder une réponse, filtrer l’information, contrôler le rythme. À court terme, cela peut apaiser. À long terme, cela fragilise souvent les liens.

Repère : plus l’information est rare, plus les interprétations prennent de la place (voir Fiche 9).

Cette fiche traite du silence comme stratégie relationnelle. Elle se distingue de la prévention de l’escalade (voir Fiche 5) et de la gestion d’un désaccord ouvert (voir Fiche 8). Elle n’aborde pas non plus la fatigue morale (voir Fiche 14), même si celle-ci peut contribuer au silence.

Repère-clé : quand c’est fragile, visez du clair, du court, du stable et du révisable.

Sommaire

Formes fréquentes de silence

Repère : pris isolément, un élément peut être banal. C’est la répétition et la durée qui transforment le silence en stratégie.

Pourquoi le silence apparaît (souvent)

Repère : même lorsque l’intention est de protéger, l’effet peut devenir de l’isolement (voir Fiche 2).

Ce que le silence produit

Réintroduire du clair sans escalade

L’objectif n’est pas d’obtenir “tout”, mais de retrouver un minimum prévisible. Une bonne demande est courte, concrète, et révisable.

Phrase utile : « J’ai besoin d’un repère simple et stable. Voici la demande en une phrase, avec une date de révision. »

Si la discussion n’est plus tenable, un tiers peut aider à contenir l’échange (voir Fiche 6).

Important

Cette fiche aide à comprendre comment le silence, même utilisé pour apaiser, peut devenir un facteur de rupture relationnelle. Elle ne remplace pas un accompagnement juridique, psychosocial ou clinique.