Fiche 7 · Comprendre les limites de son rôle

Quand un rôle formel existe (ou quand on prend naturellement la charge), un glissement peut s’installer : décider plus large que nécessaire, porter trop seul, filtrer l’information, contrôler les liens. Cette fiche aide à distinguer responsabilité et pouvoir.

Repère : une protection saine est proportionnée, expliquée et révisable.

Clarifier les limites d’un rôle ne remet pas en cause sa légitimité. Au contraire, cela protège la personne concernée, les liens, et la personne qui exerce ce rôle.

Cette fiche porte sur la portée d’un rôle (ce qu’il couvre, ce qu’il ne couvre pas, ce qui doit être partagé). Elle se distingue de la circulation de parole et d’information (voir Fiche 17) et de la place vécue par la personne concernée (voir Fiche 4).

Sommaire

Confusions fréquentes

Repère : ces glissements arrivent souvent sans mauvaise intention, surtout quand la pression et la fatigue montent.

Sur quoi porte un rôle (simple)

Un rôle sert à encadrer des responsabilités précises. Il n’est pas censé régler à lui seul toutes les tensions humaines.

Les 3 zones : un repère très simple

Objectif : éviter de porter trop, ou de décider trop large.

Astuce : si vous n’arrivez pas à dire « sur quoi » vous avez un rôle en une phrase, c’est souvent le signe qu’une clarification est nécessaire (voir Fiche 1).

Transparence minimale (qui calme souvent)

Repère : transparence ne veut pas dire tout divulguer, mais rendre les décisions compréhensibles et prévisibles.

Signaux de dérive (à prendre au sérieux)

Revenir au proportionné

Quand ça déborde, l’objectif est souvent de revenir à une version plus simple : une décision ciblée, une explication courte, un point révisable.

Phrase utile : « Je veux rester dans mon rôle, sans élargir au-delà du nécessaire. Aidons-nous à clarifier et à rendre révisable. »

Important

Cette fiche propose un repère éducatif pour clarifier les limites d’un rôle et éviter les glissements vers le contrôle. Elle ne remplace pas un accompagnement juridique, psychosocial ou clinique.