Fiche 11 · Quand la protection fait vivre un deuil invisible

Une mesure de protection peut déclencher une perte difficile à nommer : perte d’un rôle, d’une place, d’un sentiment de normalité, parfois d’un lien tel qu’on le connaissait. Ce deuil est souvent discret, parce qu’il n’a pas de date, pas de rituel, et qu’on hésite à le reconnaître ouvertement.

Repère : ressentir une perte ne signifie pas contester la protection. C’est reconnaître un changement réel dans la relation.

Cette fiche ne traite pas de la culpabilité (voir Fiche 20) ni de l’ambivalence décisionnelle (voir Fiche 12), mais du sentiment de perte qui peut s’installer même lorsque la mesure est comprise et acceptée.

Sommaire

Ce qu’on appelle un deuil invisible

Il ne s’agit pas seulement de « perdre quelqu’un ». Il s’agit souvent de perdre une manière d’être ensemble, une place reconnue, une spontanéité ou une continuité relationnelle.

Signes fréquents

Risques si on ne le nomme pas

Repère : nommer la perte réduit souvent l’intensité émotionnelle et permet de revenir au factuel.

Petits gestes qui aident (sans tout régler)

Important

Cette fiche vise à mettre des mots sur un vécu fréquent afin d’éviter que la souffrance non reconnue se transforme en accusation, en rigidité ou en rupture relationnelle.